J'avais lu trois pages d'un livre de cet auteur sans accrocher, je m'étais dit que je ne réitèrerai pas l'expérience.

Puis l'on m'a mis ce livre entre les mains et les premières pages m'ont laissé dire, qu'il ne fallait jamais dire jamais.

une relation dangereuse

J'ai d'abord maudit ce conseil de lecture, car cela faisait longtemps que je n'avais pas autant pleuré ...

Certes, j'étais dans une période " à fleur de peau" ...

Mais , j'ai conclu en pensant que cela aurait été dommage de passer à côté de cette histoire ...

J'ai d'abord été entraînée par cet intéressant parallèle que fait l'auteur, tout au long du livre, entre la mentalité américaine et anglaise.

J'ai ainsi découvert que je tenais de Maria, mon ancêtre anglaise, cette habitude maladive et incurable de ne pas vouloir déranger l'autre ...

Avec beaucoup de subtilité, l'auteur fait une enquête sociologique vraiment très enrichissante.

Il aborde la dépression maternelle sans tabou et il me semble avec beaucoup d'efficacité. 

Il démontre combien le "salut" ne peut venir que de la malade elle-même, sans le "déclic", aucune aide n'est efficace.

L'attachement maternel, sujet qui m'a le plus bouleversé est fort joliment décrit.

N'oublions pas non plus son attention à décrire le machiavélisme humain dans toute sa splendeur, l'homme a d'ailleurs ici un bien mauvais rôle.

Mais alors, mauvais de chez mauvais !

Il a à coeur cependant de dépeindre également des êtres bons et loyaux qui seront présents au côté de "notre" héroïne.

Bref, un livre qui m'a "remué", attachant au possible !