Rien que le titre, j'imagine, vous donne des frissons ...

Ne nous leurrons pas, comme dirait Elise je ne vous propose pas du Monsieur Madame !!!

J'ai toujours été fascinée par cette capacité de l'être humain à dépasser l'insurmontable, ce que Cirulnik appelle la résilience.

Le livre m'a carrément sauté dans les mains à la bibliothèque ...

le traumatisme en héritage

Puis quand j'ai vu le sujet - la shoa - j'ai fait mine de le reposer, parce que même si cette période de l'histoire n'a touché aucun membre de mon entourage, ça reste pour moi un évènement d'une violence inouïe et lire les horreurs vécues ne me disait vraiment rien ...

Juifs, homosexuels hier ou aujourd'hui femmes lapidées, défigurées au vitriol, hommes tabassés à mort à cause de leur orientation sexuelle ....

La violence envers ceux qui nous sont différents me met ... en colère ...

Alors, je l'ai pris en me disant qu'au pire, je laisserai tomber en cours de route ...

Mais j'ai été heureusement étonnée par la fluidité de la lecture, presque romanesque alors qu'il s'agit d'une étude.

Helen EPSTEIN est très douée pour rendre "lisible" un sujet complexe et "lourd" : les conséquences de la Shoa sur la 2ème génération.

Le vécu de la 1ère génération a souvent été passé sous silence par les victimes elles-même pour tenter d'oublier l'impensable mais malgré ça leurs enfants en ont subi inconsciemment les conséquences psychologiques, ce que met en évidence Helen EPSTEIN.

Mais - sans vouloir comparer la violence de tels évènements - ce sujet aurait aussi bien pu concerner les victimes de viols ou d'inceste à mon avis.

Ce livre montre combien un évènement traumatique non digéré d'un être peut retentir sur sa descendance.

 Lira qui voudra mais moi je l'ai apprecié.